Pour un cégep du 21e siècle

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Présentation[modifier]

Ce texte a émergé au printemps 2016 suite au constat que, depuis plusieurs années, le corps enseignant et les gestionnaires ne semblaient pas partager les mêmes valeurs et les mêmes objectifs. Le texte, écrit dans le contexte de l'élaboration du Plan stratégique de développement du collège, a été rédigé par des enseignants du département de Littérature et communication en mars et en avril. Au lieu de prendre la forme d'une pétition ou d'un manifeste adressé à une autorité hiérarchique, ces idées se sont exprimées à travers une «déclaration» qui se voulait constructive et tournée vers l'avenir, mais qui soit en même temps claire et ferme. Son intention était de ramener l'attention sur la situation de l'enseignement au sein de la société en général et au sein de l'institution en particulier, en remettant en question un mode de gestion inadéquat et en tendant la main aux gestionnaires pour trouver des solutions.

Afin de lancer une réflexion et une discussion parmi les membres du corps enseignant pour valider ou non son contenu, la Déclaration a été présentée aux coordonateurs de département par un des enseignants qui a participé à sa rédaction. Ainsi, le texte a circulé. Il a été lu et a été discuté avec un intérêt variable, allant de la méfiance à l'enthousiasme. Bien que son ton n'ait pas fait l'unanimité partout, plusieurs individus et plusieurs départements ont manifesté de façon formelle leur accord avec son esprit.

Le SEECD a également présenté la Déclaration en Assemblée générale en la liant à un questionnaire par le biais duquel les enseignants étaient invités à formuler leur propre vision de la situation de l'enseignement. Quelques réponses ont été reçues en mai et juin. À l'automne suivant, le questionnaire a été relancé, mais c'est surtout sous la forme d'une tournée des départements par le bureau syndical du SEECD que l'action s'est poursuivie. Certains enseignants ont exprimé leurs préoccupations et leurs souhaits.

Leurs propositions servent présentement de matériau de base à l'élaboration d'un plan d'action stratégique mis de l'avant par le SEECD.


Déclaration Pour un cégep du XXIe siècle (21 avril 2016)[modifier]

Former un «esprit libre» est un très noble objectif de l’éducation. Il implique des valeurs liées à l’être et au vivre ensemble. Cependant, réduite à une campagne de marketing, cette expression révèle la crise de sens qui secoue notre institution.

Les défis auxquels nous faisons face, en tant que société, sont manifestes et bien documentés. La montée des intégrismes, les discours démagogiques, les inégalités sociales, la fin de la croissance, la crise des ressources, les changements climatiques et l’accélération des développements technologiques remettent en question plusieurs de nos comportements. Ces enjeux ont déjà transformé le monde dans lequel nous vivons. Ils exigent de nous du discernement et un esprit critique. Plus que jamais nous avons besoin de l’éducation pour faire face aux défis du XXIe siècle.

Or, nous constatons — depuis si longtemps et sous des angles si divers que cela est devenu un lieu commun rien que de l’évoquer — que l’éducation est contrainte à la logique de la rentabilité et du consumérisme. Cette philosophie de l’économie industrielle, dictée par le monde des affaires, se traduit au quotidien dans le langage que nous utilisons ainsi que dans plusieurs aspects du métier d’enseignant. Ainsi, il faut «combler la demande» des «services à l’étudiant» avec une «carte des programmes» adaptée aux «attentes du marché du travail».

Cette vision obtue réduit l’élève à ses fonctions de travailleur et de consommateur, le limite à son employabilité à court terme et restreint ses possibilités de développement humain à long terme. Réductrice pour l’élève, cette vision de l’éducation l’est tout autant pour l’enseignant, qui est perçu comme un pourvoyeur de service. Ce clientélisme nuit au développement de relations respectueuses, précarise l’enseignement et accentue la situation critique dans laquelle il se trouve déjà.

L’enseignement collégial est, d’une part, tributaire d’une population étudiante qui est toujours transitoire et, d’autre part, soumis à des gestionnaires tout aussi passagers, et dont la perspective ne dépasse pas le mandat. En effet, les élèves passent 2 ou 3 ans au cégep et les membres de la direction 8 ou 12 ans. Les enseignants, eux, peuvent y œuvrer 30 ou 35 ans. Ils sont chaque jour pressés par le mode de gestion industriel, la logique de la rentabilité et le clientélisme. Cette situation révèle l’inadéquation d’un système de valeurs et une crise de sens au sein de notre institution.

On sait que la réalité de l’enseignement a bien évolué depuis le XXe siècle. La perception de l’effort, la persévérance, la capacité d’attention des élèves, le temps qu’ils consacrent au travail rémunéré et leur degré d’engagement dans leurs études sont différents. Ces nouvelles réalités nécessitent chez l’enseignant une adaptation constante et une très grande souplesse. En plus de la préparation et de la prestation des cours, de multiples exigences alourdissent la tâche. Les besoins particuliers des étudiants en situation de handicap, le nombre d’élèves par classe, la plage horaire, les allocations insuffisantes et le cadre restreint des ressources matérielles ne sont que quelques éléments d’une vaste problématique.

L’enseignant est sur tous les fronts à la fois, portant le poids de la réussite, du dynamisme de l’institution et même du recrutement. Mais on ne peut plus tirer sur l’élastique de la bonne volonté. Il est désormais impossible de faire plus avec moins. Le corps enseignant est rendu à un point de rupture. Le recours de plus en plus fréquent au Programme d’aide aux employés (PAE) est un signe clair que le soutien de l’institution est inadéquat.

Cette crise a assez duré. Nous demandons à la direction du cégep de changer son mode de gestion, ses valeurs et sa vision de l’avenir. Il est impératif de faire des choix cohérents en faveur de l’enseignement. Pour relever les défis qui nous attendent, il faut avoir une vision de l’éducation qui soit à long terme, englobante, humaniste et citoyenne. Elle doit être axée sur le savoir, la culture et la créativité, sur l’autonomie et l’engagement, sur la responsabilité et la coopération des individus.

Au lieu d’exercer des pressions pour plus de performance, la direction doit prendre soin de ceux qui exercent le précieux métier d’enseignant. Elle doit reconnaître la «nature immatérielle» du travail des enseignants et ses exigences. La créativité requise mobilise l’esprit, demande une constante flexibilité et n’est pas précisément délimitée dans le temps. Par conséquent, la frontière est mince entre les dimensions professionnelle et personnelle. La direction du cégep doit placer, avec force et générosité, la pédagogie et la relation humaine au coeur de notre institution. Elle doit créer des conditions qui soutiennent et valorisent le travail des enseignants.

Si la formation d’un «esprit libre» n’est pas qu’un slogan publicitaire, il est temps de faire preuve de vision, d’imagination, de créativité et d’audace pour sortir du conformisme dans lequel nous sommes enfermés.

Par cette Déclaration, nous, membres du département de Littérature et communication, exprimons notre désaccord avec le mode de gestion actuel. Nous affirmons nos besoins et nos attentes et nous tendons la main à la direction. Ensemble, coopérons pour vraiment faire du Cégep de Drummondville «un cégep à dimension humaine» où il est bon d’enseigner et, par conséquent, d’apprendre.


Ralliement[modifier]

Département de Littérature et communication (initiateur, mars-avril 2016) • Département de Sciences de la nature (avril 2016) • Département de Sciences humaines (juin 2016) • Département de Philosophie (juin 2016)


En accord avec l'esprit[modifier]

Département d'Éducation physique (avril 2016) • Département d'Arts visuels (avril 2016) • Département de TEEB (avril 2016)


Questionnaire (Automne 2016)[modifier]

Le thème de l’éducation est sur toutes les lèvres cet automne. Consultation publique sur la réussite éducative, consultation sur la création d’un conseil des collèges et sur le régime des études collégiales, tournée de la ministre dans les cégeps, rapport du Conseil supérieur de l’éducation… Les occasions ne manquent pas aux différents intervenants pour faire valoir l’importance de l’éducation au sein de notre société.

Dans le contexte difficile de l’enseignement, que plusieurs reconnaissent dans notre société et au sein des institutions, le temps est venu de proposer des pistes de solutions constructives. Comment pouvons-nous localement transformer l’éducation ? Dans une optique créative et positive, le syndicat des enseignantes et des enseignants a entrepris lui aussi cet automne une consultation des différents départements à cet effet.

Nous vous invitons à réfléchir à ces questions et à contribuer à ce vaste chantier des idées.

À quoi ressemble le cégep dont nous rêvons?

Quelles sont les valeurs auxquelles nous identifions notre enseignement?

Quelle place revient aux enseignants dans l'école?

Quels sont nos besoins et les solutions concrètes que nous imaginons pour donner plus de sens à notre enseignement?

Envoyez votre propositions à info@seecd.org !


Propositions (tempête d'idées)[modifier]

1. Horaire universel

2. Nombre limité d’élèves par classe

3. Aménagement physique des locaux : espace entre les bureaux pour circuler, dégagement à l’avant pour l’enseignant, etc.

4. Moins d’absentéisme des élèves

5. Des élèves plus conscients que le travail extérieur peut devenir une nuisance

6. Autonomie professionnelle

7. « Slow professor » : implantation d’une lenteur adaptée au milieu collégial pour favoriser la santé mentale du prof et de l’élève

8. Attitude à bannir : l’approche client qui donne systématiquement raison aux élèves

9. Proposer un autre langage que celui des affaires : on doit délaisser l’idée de services, de positionnement, l’idée de l’étudiant au centre de l’univers, le clientélisme

10. Plus grande collaboration, concertation, solidarité entre collègues

11. Inclure les profs dans les décisions collège, accorder une plus grande place aux profs

12. Plus d’engagement des profs

13. Plus grande transparence de la direction (quels sont les résultats d’un sondage, d’une consultation)

14. Souci artistique et esthétique dans les locaux, présence d’œuvres d’art

15. Poursuivre le travail de consultation et de collaboration avec les enseignants dans les dossiers touchant la pédagogie

16. Espace détente pour profs et élèves, lampes de luminothérapie

17. Des membres de la direction exemplaires en matière de langue française

18. Accessibilité des directions, décloisonner, ne pas avoir peur d’aller chercher l’appui de nos directeurs

19. Esprit positif, optimisme

20. Design universel : milieu de vie plus convivial

21. Que le cégep se débarrasse de tout l’amiante présent en son sein.

22. Mettre fin au marchandage de notre institution. Par exemple, bannir toute marchandisation de la nomination de nos locaux.

23. Que le conseil d’administration de notre cégep soit composé de membres issus principalement du corps enseignant et du corps étudiant.

24. Que le conseil d’administration de la Fondation de notre cégep soit composé de membres issus principalement du corps enseignant et du corps étudiant.

25. Ouvrir la bibliothèque les samedis et dimanches. Augmenter la disponibilité de la bibliothèque par des heures d’ouverture qui permettent le travail et l’étude en dehors des heures de classe.

26. Agrandir les plages horaires sur la semaine et la fin de semaine.

27. Que les agendas soient fournis gratuitement par le cégep à ses enseignantes et enseignants, comme ce fut toujours le cas.

28. Gratuité du stationnement pour les membres du personnel enseignant. (Il s’agit d’un moyen pour augmenter notre pouvoir d’achat.)

29. Que le cégep se dote d’une politique beaucoup plus sévère en ce qui concerne les fraudes et le plagiat. Nous pourrions nous inspirer de celle du cégep François-Xavier-Garneau, situé à Québec.

30. Que les enseignantes et les enseignantes puissent avoir accès à leur lieu de travail en dehors des heures régulières d’ouverture et de fermeture du cégep.

31. Gratuité du transport en commun dans la ville de Drummondville pour les membres du personnel enseignant.

32. Réformer les journées pédagogiques.

33. Arrêter de nous faire faire des activités de bas niveau. Engager des invités ou des conférenciers ou des conférencières brillantEs et reconnuEs.

34. Établir un système de compostage intégral au sein du cégep de Drummondville.

35. Réduire les coûts à la cafétéria tout en augmentant la qualité des aliments servis qui laisse grandement à désirer. S’inspirer de ce qui est servi au campus des Îles-de-la-Madeleine et dans plusieurs institutions scolaires en France, entre autres.

36. Augmenter la facilité, pour les membres de la communauté collégiale (corps professoral et corps étudiant) la réservation de tables de l’atrium. Mettre fin aux restrictions qui empêchent la mobilisation politique.

37. Que la collection de notre bibliothèque soit plus fournie et que le nombre de documents ne soit pas limité par le nombre imposé par le ministère de l’Éducation, qui n’est qu’une balise néolibérale justifiant les compressions en ce domaine.

38. Reviser en profondeur la politique d’élagage pour permettre à des livres qui ont plus de 12,5 années de rester dans notre collection et éviter les erreurs inquiétantes qui ont été commises jusqu’à maintenant, comme l’élagage de la Collection Blanche de Gallimard, de certains ouvrages des Belles Lettres, etc.

39. Obtenir une liste de tous les documents élagués de la collection de notre bibliothèque.

40. Les ressources en orientations. Avons-nous le bon ratio compte tenu de la taille de notre population étudiante ?

41. Il y a peu de contacts, actuellement, entre l’administration du cégep et les élèves. Moins que du temps que monsieur Normand W. Bernier, par exemple. (Il s’agit ici du point sur la dimension humaine de notre cégep.)

42. S’assurer que le français des administrateurs soit de niveau supérieur lors de leur embauche.

43. Supprimer toutes les réclames marchandes, notamment celles de Zoom Media. Ces réclames n’ont pas leur place dans un lieu où l’éducation règne.

44. Améliorer la salubrité au Cégep. Réduire les risques de contagion. Créer un environnement sain.

45. Nettoyer les toilettes deux fois par jour. (Comme chez McDo !) Vider les poubelles dans les classes tous les jours !

46. Créer un environnement agréable et sécuritaire.

47. Sortir les casiers des corridors – C’est une plaie pour les yeux, ils sont une source de bruit et ils nuisent à la circulation.

48. Améliorer la santé des étudiantEs et du personnel.

49. Prendre un virage santé à la cafétéria – La nourriture saine ne coûte pas cher ! Pizza et poutine : mauvais pour le corps et l’esprit.

50. Améliorer la fonctionnalité des classes.

51. Mettre tous les écrans en angle dans les classes – on pourra ainsi utiliser le tableau et l’écran en même temps.

52. Cesser de nous bombarder avec les messages insignifiants du service des communications – lisons-nous les pièces jointes qui ne sont pas présentées dans le corps du message ? Les messages importants devraient être directement accessibles dans la boîte de courrier. Un message important devrait se rendre directement chez ses destinataires – nous n'avons pas besoin d'intermédiaires en 2016 – les gens savent comment faire des courriels aujourd'hui et le service des communications a sûrement mieux à faire que de retarder les messages importants.

53. Préserver et améliorer la collection de la bibliothèque.

54. La Fondation devrait servir à autre chose que le financement d'autos électriques. Il faudrait actualiser par des achats massifs la collection qui végète depuis des décennies.

55. Organiser de vraies consultations où l'on fait parler les professeurEs.

56. Les sondages ne servent qu'à valider des réponses toutes faites – elles rendent impossible tout échange de qualité.

57. Que la collection de notre bibliothèque se dote de l’ensemble des livres de la Bibliothèque de la Pléiade qui seraient accessibles en prêt.

58. Reconnaitre la liberté académique des enseignantes et enseignants de cégep et réaffirmer la spécificité du travail en collégialité au sein des cégeps

59. Établir un modèle de gestion plus participatif au sein des établissements d’enseignement collégiaux; dénoncer l’augmentation des mesures de contrôle, l’excès de standardisation des pratiques et la gestion par résultats

60. Modifier la Loi sur les collèges visant une représentation majoritaire des membres internes (personnel, direction et étudiantes et étudiants) au sein des Conseils d’administration et une représentation majoritaire des enseignantes et des enseignants au sein de la Commission des études

61. Produire des outils de vulgarisation visant à valoriser l’autonomie professionnelle et le rôle central des enseignantes et des enseignants dans la gestion des collèges et des programmes

62. Négocier des ententes ou des politiques locales visant à mieux reconnaitre l'autonomie professionnelle

63. Favoriser la responsabilisation de l'élève

64. Abandonner le clientélisme et le langage clientéliste utilisé à l'interne et dans les communications

65. Renforcer le soutien disciplinaire (travaux non remis, absentéisme, impolitesse, etc.)

66. Meilleure prise en charge de l'élève par lui-même : atelier de formation (API) pour aider les étudiants à faire un calendrier de la session et un budget

67. Soutenir les enseignants dans le traitement des plaintes des élèves (procédure, conditions, confiance en l'enseignant, étude du dossier de l'élève)

68. Favoriser la «dimension humaine»

69. Soutenir une philosophie de gestion participative axée sur l'enseignement et l'apprentissage ; cesser de penser à la croissance : «small is beautiful»

70. Assurer un meilleur accompagnement de l'élève par l'institution : dépistage des élèves en difficulté (notes, travaux, absences), suivi des Tremplin-DEC, soutien aux élèves en difficulté (psychologue, infirmier, API)

71. Soutenir les Services adaptés : dépister les difficultés, organiser un accompagnement, personnaliser les cheminements scolaires,

72. Changer le nom des Services adaptés pour Support à l’apprentissage

73. Réduire le nombre d'élèves par classe pour favoriser l'apprentissage et le climat d'apprentissage ; financement à cours terme par l'enveloppe ÉÉSh, financement à long terme par la Fondation du cégep (moins cher qu'un gymnase...)

74. Offrir de la bouffe santé à la cafétéria (réduire le gras, le sucre et le sel), aliments bio, collaboration avec les producteurs locaux

75. Reconnaître et favoriser la collégialité par la gestion plus participative

76. Soutenir l'enseignement

77. Déployer des ressources matérielles pour favoriser le soutien à l'enseignement : soutien technologique matériel (ordinateurs, projecteurs, etc.) et soutien technologique logiciel (classe inversée ChallengeU, etc.)

78. Revoir le design architectural de l'école en fonction de la pédagogie et de la dimension humaine (espace, lumière, bureaux et tables, écrans, décoration des classes et des corridors etc)

79. Déployer des ressources humaines pour l'enseignement et la pédagogie : orienter le travail des CP vers le support à l'enseignement et la pédagogie, faire état de la recherche, la synthétiser, la rendre accessible, participer à la formation continue des enseignants

80. Développer la coopération et la collaboration entre les différents secteurs et orienter leur travail vers la pédagogie

81. Soutien à l'expérimentation de nouvelles approches pédagogiques

82. Diversification et personnalisation des pratiques d'enseignement par des ateliers de formation et divers perfectionnement, diffuser l'information à l'interne

83. Soutien à la préparation de cours des profs lors d'expérimentations par des allocations spéciales

84. Reconnaître l'expertise des enseignants dans leur discipline et leur autonomie professionnelle

85. Allocations significatives pour lers projets pédagogiques, parascolaire, socio-culturels allocations significative pour les différents comités liés au recrutement, au rayonnement et à la gestion participative

86. Reconnaître l'importance d'«exercer un jugement critique sur la société, les institutions, les dogmes et les opinions» par la consultation des enseignants à l'interne et à l'externe, et favoriser sa diffusion

87. Reconnaître le travail hors-classe des enseignants : revoir le calcul de la C.I. et l'allocation de projets

88. Favoriser la diffusion de l'information par une meilleure communication à l'interne

89. Favoriser la transparence des consultations en ligne par la diffusion des résultats et l'accès à l'information

90. Favoriser le développement professionnel par un cadre horaire trimestriel (plages réservées pour formations et rencontres pédagogiques)

91. Favoriser le développement professionnel par un calendrier scolaire annuel favorable à des activités d’information et de formation (ex. : journée de tempête servant à la mise à jour, plusieurs plages horaires réservées pour éviter la concurrence des activités, plage horaire plus tôt pour les réunions départementales, etc.)

92. Reconnaître l'importance de l'enseignement

93. Considérer et valoriser l’éducation comme un bien commun dans le plan stratégique de développement et une politique de gestion conséquente

94. Centrer le PSD sur la pédagogie, l'enseignement et l'apprentissage (la «dimension humaine») en incluant les enseignants, le syndicat, les API, les CP, et la Direction des études dans le processus d'élaboration

95. Exiger que les membres du CA aient une expérience d'enseignement, renouveler tout le CA

96. Mettre en place un leadership durable encadré par des politiques à long terme axées sur l'enseignement et l'apprentissage

97. Élaborer les mandats des directeurs démocratiquement par les membres du personnel

98. Donner une place significative aux profs au C.A. (impact décisionnel)

99. Reconnaître l'autonomie professionelle des enseignants dans une entente plus claire et explicite à cet effet : voir ASPPC - 2015

100. Reconnaissance de la charge réelle des profs (coopération, pédagogie, vie scolaire, rayonnement, recrutement) dans une politique de gestion conséquente (et dans une entente sur l'autonomie professionnelle)

101. Ramener la règle d’autrefois où l’élève pouvait perdre le droit à une évaluation s’il absentait à plus de 20% des heures de cours y préparant.

102. Changement de culture au regard des plaintes contre un enseignant

103. Resserrer le mode de gestion des plaintes au sujet des enseignants. Remplacer la situation actuelle où tout élève semble pouvoir aller se plaindre à Hélène L. de n’importe quoi au sujet d’un prof sans même être d’abord encouragé à discuter de la situation avec son prof. On dirait, depuis que la Déclaration de services à l’étudiant est en place, que le prof est coupable de toute situation dont un élève se plaint. Rencontres abusives!!!

104. Encadrement des élèves au Services adaptés reconnu et compensé.

105. Utiliser les ressources financières des EESH pour ce à quoi elles doivent servir : reconnaître qu’un élève aux Services adaptés alourdit notre tâche et faire en sorte que chaque élève ou chaque tranche de x élèves au Services adaptés soit compensé par l’ajout d’une allocation, qui réduirait le nombre d’étudiants/groupe.

106. PIEA (et PDEA) avec balises claires soutenant la présence obligatoire en classe. (Faire confiance en ce sens aux enseignants : Ils ont un chemin à faire parcourir à leurs étudiants, en quinze semaines. Soutenir en ce sens les enseignants et valoriser ce parcours.)

107. Encourager l’engagement et l’autonomie professionnelle des enseignants.

108. Donner/ laisser la souplesse requise aux enseignants pour faire leur travail. Ex : Soutenir les projets d’aide à la réussite avec confiance pour ceux qui les portent, en les finançant par ETC dans une approche globale par dossier (et non demandant de compter le temps par bloc de 15 heures!) ; Libérer les enseignants des demandes et justifications pour avoir accès aux ressources disponibles pour aider les étudiants en difficulté et avec diagnostic, intégrés au cours.

109. Valoriser notre mission éducative humaniste ouverte, favorisant une culture générale comme richesse collective. (Se méfier de la tendance collective déjà lourde d’approcher l’éducation avec une posture de «management», posture selon laquelle nous ne serions que des «donneurs de services», des «experts» qui donneraient des cours à la carte, préparant des individus à s’insérer sur le marché du travail. Aller à contre-courant de cette tendance, s’il le faut.)

110. Adopter un langage qui crée une posture et une mentalité éthico-politico-philosophiques liées à notre mission éducative. Ex : Parler d’«étudiants» (et non de clientèle); parler d’une «bibliothèque» (et non d’un «centre d’apprentissages intégrés») et d’un «bibliothécaire» (et non d’un «spécialiste en moyens et techniques d’enseignement»).

111. Enquêtes et études sur les enseignants (caractéristiques sociales et tâches des enseignants)

112. Demander un délégué par département dans une réunion de coco

113. Créer des alliances

114. Création d’un comité activité social

115. S’approprier la convention collective et participer aux formations de session en session

116. Revitaliser le projet décors comestible et augmenter la participation à ce projet Impact environnement, communautaire et social

117. Diminuer la malbouffe à la cafétéria

118. Continuer l’indépendance informatique

119. Mettre en place un système d’accueil des nouveaux profs. Exemple jumelage, rencontre rapide.

120. Indépendance technologique

121. Valorisation du logiciel libre au Cégep

122. Formation aux membres

123. Formation RQAP et RREGOP

124. Révision de la répartition de l’allocation de coordination de département et de programme

125. Développer des alliances dans chaque département

126. Nommer un représentant par département pour assister aux assemblées syndicales

127. Articles bulletin syndical confié à chaque département dans l’année

128. Mise en évidence des réalisations des enseignants

129. Favoriser les échanges entre les départements

130. Tournée départementale

131. Rencontre des nouveaux enseignants (trousse de bienvenu à leur remettre- présence du syndicat à la journée d’accueil- jumelage ancien et nouveau)

132. Formation d’un pouvoir de représentation significatif dans le collège (représentant chaque département- éliminer à long terme les nombreux petits comités?)

133. Rencontres politiques avec Mme Bourdages sur des sujets précis (Ex. : déclaration 21e siècle/ EESH / position du CA sur certains sujets)

134. Rencontrer les membres du CA (du moins le président- cibler les alliés)

135. Être plus présent au CA (présence physique- point à mettre à l’ordre du jour…)

136. Plus de transparence pour les finances du cégep…

137. Rencontres intersyndicales

138. Invitation à publier dans le bulletin syndical

139. Fondation : c’est là que sont les sous pour atteindre les objectifs

140. Formations de qualité lors des journées pédagogiques (influencer le comité organisateur- budget de conférenciers)

141. Plages horaire fixe dans la semaine et libre de toutes activités pour assemblées syndicales et autres activités de mobilisation

142. Grille horaire des cours à questionner (sondage auprès des enseignants- approche direction en RCS-

143. Aménagement des classes (œuvre d’art…)

144. Ouverture de la bibliothèque dans les périodes d’examens

145. Politique fraude et plagiat à renforcer (campagne de sensibilisation)

146. Remise en question de la liberté d’assister au cours pour les étudiants

147. Campagne de sensibilisation sur le métier d’étudiants

148. Enlever de notre vocabulaire «l’étudiant au cœur de nos actions »

149. Nombre d’étudiants par classe

150. Littératie (se donner des outils…????)

151. Confier à chaque département la publication d’un article dans le bulletin syndical dans l’année

152. Vitrine pour publier les bons coups des profs

153. Gratuité transport en commun

154. Milieu de vie : enlever malbouffe à la cafétéria- menu santé -

155. Relations entre les membres de la communauté collégiales (activités qui multiplient les contacts dans un contexte qui n’est pas dans les cas de litige)

156. Participation active des enseignants dans les sondages réalisés par le collège (choix des questions- interprétation des résultats…)

157. Utiliser nouveau bureau de la recherche et innovation pour études?

158. Certification cégep vert Jardins communautaires

159. Étude PAES – EESH- population étudiante – sur le profil enseignant

160. Solliciter les RH pour enquête sérieuse sur le milieu de vie

161. Budget pour recherche – études au syndicat

162. Prioriser les technologies et médias libres afin de promouvoir l'accessibilité et former des étudiants ayant réellement un "Esprit Libre".

163. Nous ne sommes pas en accord avec le marchandage de notre institution. Par exemple, nous serions contre la marchandisation de la nomination de locaux ou la nomination de locaux avec les noms de riches donateurs. Cela s'applique aussi pour la salle Georges-Dor. 

164. Comme ce fut soulevé par plusieurs départements lors de la dernière assemblée de coordonnatrices et de coordonnateurs, il faut ouvrir la bibliothèque les samedis et dimanches. Il faut augmenter la disponibilité de la bibliothèque par des heures d'ouverture qui permettent le travail et l'étude en dehors des heures de classe. Et cela inclut, bien évidemment, un accès au rayonnage, à la collection elle-même qui ne doit surtout pas être tassée dans un coin. 

165. Les élèves n'ont pas à payer pour l'ouverture de la bibliothèque comme c'est en partie le cas actuellement. 

166. Par un système approprié comme celui installé en certaines institutions d'éducation (songeons seulement à l'Université Laval), que les enseignantes et les enseignants puissent avoir accès à la bibliothèque en dehors des heures régulières d'ouverture et de fermeture de celle-ci et du cégep. 

167. Que la collection de notre bibliothèque soit plus fournie et que le nombre de documents ne soit pas limité par le nombre imposé par le ministère de l'Éducation, qui n'est qu'une balise néolibérale justifiant les compressions en ce domaine. 

168. Réviser en profondeur la politique d'élagage pour permettre à des livres qui ont plus de 12,5 années de rester dans notre collection et éviter les erreurs inquiétantes qui ont été commises jusqu'à maintenant, comme l'élagage de la Collection Blanche de Gallimard, de certains ouvrages des Belles Lettres, etc. 

169. Obtenir une liste de tous les documents élagués de la collection de notre bibliothèque. 

170. Ne pas avoir de réclames marchandes, notamment celles de Zoom Media ou de semblables. Ces réclames n'ont pas leur place dans un lieu où l'éducation règne et surtout pas au sein d'une bibliothèque. 

171. Préserver et améliorer la collection de la bibliothèque. 

172. Que la collection de notre bibliothèque se dote de l'ensemble des livres de la Bibliothèque de la Pléiade qui seraient accessibles en prêt. (Les livres peuvent être achetés à coût minime s'ils sont de seconde main et en bon état.) 

173. Le livre, en tant qu'objet, doit avoir une place capitale dans notre bibliothèque, comme l'origine du mot bibliothèque l'indique lui-même, d'ailleurs. 

174. Actuellement, l'indexation des documents de la bibliothèque n'est même pas complète ! Par exemple, nombre d'événements présentés au cégep dont l'enregistrement est sur DVD et qui sont dans la collection ne sont pas indexés ! De plus, il faudrait ici penser à nombre de partitions musicales ainsi qu'à notre collection de disques vinyle, exceptionnelle ! 

175. Dans la nouvelle bibliothèque, il faut qu'il y ait un endroit ou un local pouvant mettre en valeur cette collection de disques vinyles. 

176. Est-ce que la Bibliothèque accepte la proposition de monsieur Marc-André Brie de reprendre dans sa collection la boîte de la Collection Blanche qu'il possède à condition que tous les livres soient réintégrés et conservés ? Ces documents en parfait état avaient été élagués par erreur, semble-t-il.

177. Le livre numérique ne doit pas remplacé le livre papier. Nous devons toujours avoir des éditions papier de nos livres. 

178. Il faut un photocopieur dans la bibliothèque, pour les enseignants et les enseignantes. 

179. Le regroupement des départements tel que décrit sur le wiki ne fait pas l'unanimité. Primo, que penser de certains départements (éducation physique, génie mécanique, musique, etc.) dont l'intérêt est certain d'être situé à côté de leurs propres locaux d'enseignement ? De plus, il est foncièrement inexact d'affirmer que « les enseignants [et les enseignantes] passent généralement plus de temps en classe qu'au département ». Cela dépend de chaque individu. Certains des membres de notre département, par exemple, en des activités spéciales, passent, à des moments précis de la session, presque tout leur temps au département. En outre, nous souhaitons conserver nos fenêtres dans notre environnement de travail. Il y a certains de nos membres qui y travaillent aussi de soir ou les fins de semaine, en notre département. Il ne faudrait pas réduire de manière inexacte le temps passé à notre département, bref caricaturer notre présence au sein de celui-ci. 

180. Pierre Thibault. Fort intéressant ! Encore plus intéressant de faire un appel d'offres pour voir quel architecte proposera les meilleurs projets, les meilleures solutions ! 

181. Appeler notre bibliothèque une bibliothèque.


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